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15/05/2025 11h56

La société Navale Caennaise vue par ceux qui l’ont vécue

Programme du 28 juin "La société Navale Caennaise vue par ceux qui l’ont vécue" : 

La Société Navale Caennaise, fondée en 1903, ouvrira ses portes pour partager l'histoire de l'armateur et les souvenirs de ses marins, lors du Week-end maritime du Millénaire, du 27 au 29 juin 2025.

L'histoire de la Société Navale Caennaise est intimement liée à l'histoire du port de Caen de sa fondation en 1903 à sa vente en 1988. 
Le siège social, construit en 1956, au 58 avenue Berthelot à Caen, s'est transmis jusqu'à ce jour au sein de l'entreprise familiale, conservant la superbe du bâtiment.
La famille Blanchard ouvrira exceptionnellement les portes au public et apportera son regard sur la vie d'un armateur caennais.
D'anciens marins et sédentaires de la SNC partageront leurs souvenirs d'une vie professionnelle exceptionnelle avec à l'appui leurs propres films et photographies de cette époque :

  • Mlle Paule Minard du service armement, 
  • M. Jacques Sauvage, ancien chef mécanicien, 
  • M. Yves Béziau, ancien second maître, 
  • M. Denis Pruneau, ancien lieutenant 
  • et M. Jean-Marie Cousin, président de l’Association des Anciens de la Société Navale Caennaise


RÉSERVATIONS
Rencontre le samedi 28 juin de 15h00 à 17h00 avec les anciens de la Navale qui parleront de leur expérience avec les visiteurs.
Adresse : 58, avenue Pierre Berthelot à Caen
Réservations obligatoires au 02 31 53 15 45 ou <ethnopole@lafabriquedepatrimoines.fr>

"La Navale caennaise et le port de Caen" par Daniel Lecot, trésorier de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caen.
Réservations obligatoires à cette adresse mail : <accaen.scabl@orange.fr> ou au 02 31 86 14 16.

07/02/2025 4h19

Festival Altérités 2025 : "Humains & Animaux : ce qui nous lie"

Festival de cinéma et d’ethnographie Altérités – 9e édition

Caen, du 26 au 30 mars 2025

Humains & Animaux, ce qui nous lie


La thématique de cette année 2025 nous permettra d’entrer dans la complexité des liens qu’Humains et animaux tissent entre eux. La diversité des expériences humaines conduit à des perceptions très variées de ce lien. Nous prendrons comme chaque année le temps d’explorer des situations du plus proche au plus lointain et d’en comprendre les enjeux.

Nous suivrons au Brésil une cérémonie pour aider un chien à retrouver sa chance à la chasse, découvrirons la vie de Samis éleveurs de rennes et les défis contemporains face non seulement aux changements climatiques, mais aussi aux velléités d’extractivisme sur leurs terres. Il sera aussi question de chasse à courre, une pratique très locale bien installée historiquement. D’apiculture sans protections, à l’écoute des abeilles, de nommer et de veiller sur le vivant, de mise en œuvre de pratiques écologiques dans une ferme d’élevage des marais Verniers, d’une chasse au chamois pratiquée en famille dans les Alpes, des chevaux dans la France paysanne, des cultures pastorales qui doivent intégrer le retour du loup, du danger de hiérarchiser le monde vivant, de ces animaux qu’on considère comme nuisibles et enfin de la notion de travail appliquée aux animaux.

Le festival Altérités offre un carrefour de réflexions, de découvertes et d’émotions, où les témoignages de chercheurs, de réalisateur, d’éleveurs et de bergers éclaireront notre compréhension de ce paradoxe si bien exprimé par Charles Stépanoff pour qui nous sommes des « prédateurs empathiques » à la recherche d’un équilibre périlleux !

Plus d'infos sur www.festivalalterites.com

Ça bacouette : les expressions typiques de Normandie

Découvrez le parler typique de la Normandie avec cette série de courtes vidéos. 
De la signification des expressions locales aux anecdotes culturelles, plongez dans l’authenticité de notre région. 
Une façon amusante et enrichissante de redécouvrir le patrimoine linguistique normand !

12/03/2024 12h06

La pêche professionnelle à Trouville-sur-Mer : extraits d'enquête

Recherches en cours

La pêche professionnelle à Trouville-sur-Mer : extraits d'enquête

De juin à décembre 2023, Léa Paysant a mené une enquête de terrain sur la pêche professionnelle et contemporaine dans le port de Trouville-sur-Mer dans le Calvados. Ce travail de terrain consistait à rencontrer les acteurs de la pêche trouvillaise et à partager leur quotidien en appliquant la méthode de l’observation participante.

Retour de coquilles

Cette année, les marins trouvillais attendaient l’ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques avec impatience. Parfois surnommée « l’or blanc », la coquille s’apparente de plus en plus au salut du marin pêcheur, et ce, d’autant plus après une saison au poisson peu opulente : « cette année ça a été une année catastrophique en soles ».En cette fin d’après-midi de novembre, lorsque la mer est haute et qu’elle autorise les chalutiers à rentrer au port, le quai de Trouville-sur-Mer est pris d’une certaine effervescence. Le grand rideau de fer du mareyeur s’ouvre, les camions frigorifiques se mettent en route, les quelques promeneurs ralentissent : le moment de la débarque est venu.

Le saviez-vous ? Aujourd’hui, bien que le port de Trouville-sur-Mer soit reconnu pour la pêche au maquereau, c’est surtout la pêche à la coquille Saint-Jacques qui est la plus importante pour l’activité halieutique du port. Elle représente environ 70% du chiffre d’affaires du secteur et bénéficie du label « Label Rouge ». Les marins pêcheurs ont largement contribué à l’abondance de la coquille Saint-Jacques en Baie de Seine : par le biais du Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages Marins de Normandie, ils ont progressivement et communément décidé de mettre en place des réglementations pour une exploitation raisonnable de la ressource.

//Filer, traîner, virer, trier//

« Le bateau fait route vers sa zone de pêche, les matelots s’affairent sur le pont. Je rejoins le patron dans la passerelle, il m’explique sa stratégie de pêche. Je retiens que cette nuit, ils traîneront le chalut à sole dans les ridains puis, au lever du jour, ils feront route vers le nord pour filer au maquereau. (…) La mer est presque d’huile, le soleil est au rendez-vous, le temps est radieux. » (Journal : 39)

Une fois que le navire est arrivé sur la zone de pêche, l’équipage ne perd pas de temps, les matelots enfilent leurs gants et descendent sur le pont : il est l’heure de mettre le chalut à l’eau.

« Au moment de filer le chalut, le bateau ralenti beaucoup, à tel point que j’ai l’impression qu’il n’avance plus. Les matelots mettent le chalut à l’eau en s’assurant qu’il se déroule dans le bon sens » (ibid.)

Lorsque le chalut est en place à l’arrière du navire, il est traîné lentement et prend sa forme d’entonnoir dans l’eau.
La durée du trait dépend du type de pêche pratiqué : le chalut peut être traîné 1h ou bien jusqu’à 3h.

La durée du chalutage participe, avec l’horaire de la marée, au rythme du sommeil du marin qui n’est plus guidé par son horloge biologique. Par exemple, la sole se pêche la nuit au chalut de fond et le trait dure environ une heure. Entre le moment où il file le chalut et le moment où il finit de trier le poisson, le marin pêcheur n’a plus que quelques minutes pour se reposer.

« Puis vient le moment de virer le chalut. » (ibid.)

Dès le signal du patron, les matelots délaissent ce qu’ils sont en train de faire immédiatement.
Ils accompagnent le halage du chalut et guident le patron qui est aux commandes. Ils communiquent par onomatopées et par gestes simples et efficaces : une main levée signifie qu’il faut stopper la manœuvre, un pouce en l’air indique qu’elle peut reprendre.

L’étape du halage du chalut jusqu’à son ouverture est toujours un peu excitante en raison du suspens lié au contenu du chalut. Sera-t-il plein ou peu rempli ? L’équipage aura-t-il fait « tourik ? » Autrement dit, n’y aura-t-il que les espèces ciblées présentes en quantité ? Ou n’y aura-t-il que des algues et autres espèces qui ne se consomment pas ou sont peu valorisées ?

« Puis, le cul du chalut, plein et rond, arrive sur le pont, ils l’ouvrent : poissons et coquillages tombent sur le pont. (…) Soles, pétoncles, carrelets, palourdes, bulots, sèches… sont triés dans des bacs différents, le reste (étoiles de mer, coquilles Saint-Jacques, poissons trop petits…) sont rejetés à l’eau parfois vivants, souvent déjà morts. » (ibid.)


Les matelots opèrent une première sélection parmi les espèces pêchées entre celles qu’ils gardent et qu’ils mettent dans un « potte » et celles qu’ils rejettent à la mer par les dalots.
Ce tri terminé, ils trient à nouveau chaque « potte » et répartissent son contenu dans des bacs en fonction des espèces et de leur taille.

« À partir de là, mes souvenirs sont flous et je ne suis pas sûre de leur chronologie. En vérité, la pêche en mer est une activité répétitive bien que chaque trait soit toujours différent par son résultat. Les marins pêcheurs filent le chalut, ils attendent 1h, ils virent le chalut, ils trient le poisson, ils le rangent dans les bacs, parfois ils le préparent pour la vente, ils le rangent sous une bâche humide puis de nouveau ils filent le chalut, et ainsi de suite. » (Journal : 40)

//Ramender//

Une grande partie de l’entretien du matériel se fait à bord lorsque le bateau est amarré dans le port. Mais parfois, l’avarie du chalut est trop importante et nécessite de le débarquer pour pouvoir l’étendre sur le quai afin qu’il puisse être manipulé plus facilement.

L’entretien du chalut est une succession de tâches variées qui dépendent des navires : chaque patron a ses propres réglages, ses propres assemblages, ses propres plans de chalut. Les chaluts sont assemblés et réglés après avoir été pensés sur plan et ces plans de chalut sont gardés par les marins pêcheurs dans le plus grand secret. Ils ne sont pas accessibles à n’importe qui, parfois pas même aux matelots. Les réglages du chalut apparaissent comme les clés d’une bonne pêche, un chalut bien réglé pêche mieux. Au fur et à mesure de l’activité de pêche, les réglages peuvent être modifiés pour l’optimiser.

Ce jour-là, une chaude fin de matinée de juillet, je retrouve Teddy sur le quai. Il est assis en plein milieu d’une grande étendue de filet bleu turquoise. Il répare là où les mailles ont été déchirées par les aspérités des fonds marins :

29/11/2021 9h51

Rencontres nationales des ethnopôles

L'Ethnopôle de la Fabrique de patrimoines en Normandie participe les 29 et 30 novembre 2021 aux rencontres nationales des Ethnopôles.

Elles sont cette année organisées par le GArae à Carcassonne.

Ces journées d'échanges aborderont la place de l'ethnologie en territoires.

Retrouvez toutes les informations sur le programme :

13/10/2021 2h17

Sauvegarde et valorisation des Parlers normands

Selon l'Unesco, le normand est une langue « en grand danger ». La Région a décidé de mettre en place une stratégie pour la sauvegarde et la valorisation des « Parlers normands ». Le plan d’actions se décline autour de 3 principaux axes.

Un site internet dédié est situé à cette adresse :
 https://parlers-normands.lafabriquedepatrimoines.fr/

Lire la suite...

26/09/2019 3h32

Exposition "Le Mont, patrimoine vivant"

À travers témoignages et photographies, l’exposition « Le Mont, patrimoine vivant » interroge notre relation au Mont Saint-Michel.
 
 
Que venons-nous chercher au Mont Saint-Michel ?
C’est la question à laquelle répond l'exposition « Le Mont, patrimoine vivant », présentée sur le Parvis de la Croix de Jérusalem, en haut du village au pied de l’abbaye, du 16 octobre au 12 décembre prochains. Les témoignages et photographies d’habitants du « rocher », de pèlerins, de religieux, de visiteurs, de commerçants Montois et de professionnels de la culture mettent en évidence la relation très particulière que tissent les hommes avec le Mont.

L’exposition « Le Mont, patrimoine vivant » est née d’un projet de recherche proposé par La Fabrique de patrimoines en Normandie en 2016 - et soutenu par le Ministère de la Culture - sur les pratiques, les représentations et les imaginaires du Mont Saint-Michel. Cette recherche incluait les itinérances et les pèlerinages. En 2017 et 2018, Yann Leborgne, chercheur à la Fabrique de patrimoines et commissaire de l’exposition, a arpenté l’îlot, rencontré les Montois (religieux, commerçants, habitants…), les pèlerins et les visiteurs pour les observer, recueillir leurs paroles et leurs témoignages. Ils se sont confiés sur la relation qu’ils entretiennent avec ce lieu, ce qu’ils y font, ce qu’ils y cherchent…

Cette étude démontre que le Mont Saint-Michel n’est pas seulement un patrimoine sur les plans historique et architectural. Il l’est également par les pratiques qui s’y transmettent de génération en génération, et notamment par les rituels et croyances dont il est le siège. L’exposition présentée du 16 octobre au 12 décembre témoigne du Mont Saint-Michel comme patrimoine vivant. Elle a été réalisée avec la collaboration du service Patrimoines de la Région Normandie. Les témoignages sont issus de l’enquête de Yann Leborgne (La Fabrique de patrimoines en Normandie) et les photos sont de Patrick Merret (photographe au service Patrimoines de la Région Normandie).

INFORMATIONS PRATIQUES
Une exposition de La Fabrique de patrimoines en Normandie, avec la collaboration du service Patrimoines de la Région Normandie. Du 16 octobre au 12 décembre 2019, esplanade de la Croix de Jérusalem, en haut du village du Mont Saint-Michel, au pied de l’abbaye. Accès libre et gratuit.

Conférence le mercredi 16 octobre 2019, à 14h : « Le Mont, patrimoine vivant » par Yann Leborgne, chercheur à la Fabrique de patrimoines en Normandie et commissaire de l’exposition. Salle Henri Voisin, bas du village du Mont Saint-Michel. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Conception graphique et visuelle de l'affiche : David Pytel, La Fabrique de patrimoines en Normandie - Photographie : Patrick Merret, service Patrimoines de la Région Normandie
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